Comme tous les remèdes puissants, la sieste présente des contre-indications et des effets indésirables.
Lire attentivement la notice.
La sieste est un "somnicament" très puissant !

Le Dictionnaire "DiDal pro-Smg°" est un "Livre imaginaire" de Docdodo pour le site Sommeil et médecine générale, qui fournirait les informations exhaustives, officielles et actualisées sur les "somnicaments".
Si ce livre existait, on y trouverait, à côté de la sieste, les caractéristiques et le mode d’emploi des autres "somnicaments" validés que sont : la lumière, l’alimentation, la chaleur, le plaisir et les contacts sociaux [1].
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Épisode de sommeil intentionnel, survenant de préférence en début d’après-midi au moment physiologiquement propice à l’endormissement (en relation avec la baisse cyclique de la température corporelle).
La sieste est normalement constituée de sommeil lent léger (stades 1 et 2). Le passage en sommeil paradoxal (souvenir de rêves, plis du drap imprimés sur la peau, érection au réveil) est considéré comme pathologique durant la sieste (cf. posologie et précautions d’emploi).

La sieste est indiquée dans le traitement curatif ou préventif de la somnolence diurne excessive.

Le rythme et la durée de la sieste varient en fonction du besoin de sommeil de chacun. Ce besoin dépend du chronotype individuel (caractère vespéral ou matinal, court ou long dormeur, souple ou rigide) ainsi que du mode de vie.
D’une manière générale, la sieste doit demeurer courte et circonstanciée.
Contre-indications absolues :

Mise en garde :
La sieste curative risque d’entamer le capital sommeil de la nuit suivante et générer un retard à l’endormissement avec insomnie du soir et difficultés lors du réveil programmé le lendemain (avec constitution d’une dette de sommeil dès le début de la semaine).
Chez l’enfant, une sieste trop longue retarde l’endormissement du soir (agenda du sommeil). La persistance de la sieste après 10 ans ou la réapparition inexpliquée de la sieste chez un adulte doit conduire à une exploration du sommeil.
Précautions d’emploi :
Respecter les indications et contre-indications de manière à ne pas masquer un possible trouble du sommeil (syndrome d’apnée, mouvements périodiques, narcolepsie etc. ...)
La prise de médicaments sédatifs le soir majore la somnolence pathologique dans la journée et favorise ainsi l’insomnie d’endormissement les jours suivants, constituant le point de départ du cercle vicieux de l’insomnie. (Voir l’article Insomnie : Vouloir dormir)
En cas de consommation occasionnelle, l’alcool majore les risques liés à une somnolence pathologique. Chez un alcoolique chronique par contre, l’alcool diminue l’efficacité des somnifères.
Il y a lieu d’une manière générale d’éviter les repas trop copieux avant de dormir, mais la faim favorise la synthèse d’une hormone éveillante et il est bon de ne pas se coucher le "ventre creux".
Le café et le thé masquent la sensation de somnolence du début d’après-midi et peuvent contrarier les mécanismes de compensation d’une dette de sommeil que représentent les siestes courtes (ils sont déconseillés aux navigateurs en solitaire par exemple).
La sieste est fortement indiquée dés le début de la grossesse (hypersomnie physiologique).
La femme allaitant un nourrisson doit apprendre à bien gérer les réveils nocturnes des premiers mois par des siestes synchronisées sur celles de son bébé. Cette connaissance des vertus de la sieste est précieuse avant l’établissement du rythme jour-nuit du bébé.
(Voir l’article Sommeil du nourrisson)
À bord des avions longs-courriers, les pilotes sont autorisés à pratiquer des siestes sous réserve de précautions au réveil (délai de sécurité, lampes de luminothérapie).
Les études montrent qu’une pause de 15 minutes autorisant quelques minutes de sommeil toutes les deux heures permet de restaurer un parfait niveau de vigilance chez les conducteurs de très longues durées.
Par contre, il est dangereux de conduire un véhicule en période de somnolence diurne (entre 14 et 17h, voir effets indésirables), notamment chez un sujet en privation de sommeil ou habitué à pratiquer la sieste régulièrement (Cf. dépendance).
SURDOSAGE :
Anti-somnolence (N : système nerveux)
La sieste présente un effet éveillant, non amphétaminique, améliorant la vigilance. Elle s’oppose à la diminution des performances cognitives (notamment mnésiques), psychomotrices et neurosensorielles induites par la privation expérimentale de sommeil.
Chez les primates supérieurs (gorilles), la sieste n’est pratiquée spontanément que par 10% des individus.
Chez l’homme moderne la sieste serait un besoin ressenti par 25 à 50 % de la population mais une faible part serait en situation de pouvoir s’y adonner.
La survenue de la sieste (à certaines périodes au cours des 24 heures) répond à la commande d’une horloge biologique, mais n’apparaît chez l’homme qu’en situation de privation de sommeil nocturne.
C’est le cas traditionnellement dans les pays chauds où il est plus agréable de se coucher tard pour profiter de la fraîcheur.
C’est aussi le cas pour les travailleurs de nuit ou du matin extrême (boulanger, agents d’entretien ...).
La sieste doit impérativement être pratiquée lors de la période physiologique de vigilance minimum qui correspond à la baisse de la température corporelle.
Ce portail propice à la survenue de sommeil lent (réparateur) se situe en début d’après-midi (entre 13h et 15h30).
La survenue de la somnolence est rythmée par le cycle de la température, de la mélatonine et du cortisol.
Attention, contrairement à l’idée la plus répandue, la survenue de la sieste en début d’après-midi n’est pas dépendante du repas. Elle peut se produire, même à jeun, si le sujet est en privation de sommeil.
1°) La survenue de sommeil en phase de température ascendante (la "grasse matinée" ou la sieste tardive) favorise la survenue de sommeil paradoxal dans la journée et risque de bouleverser les horloges biologiques.
2°) Chez l’adulte, la prolongation de la sieste au-delà de 20 minutes peut exposer au risque d’insomnie.

LISTE II

[1] Le sport est une association somnicamenteuse puisqu’il agit sur le sommeil par l’effet conjugué d’au moins deux, voire trois ou quatre des somnicaments.
Le rire et l’amour font aussi partie des somnicaments qui améliorent notablement le sommeil.