Sommeil et médecine générale
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«La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe» (Jacques Prévert).


Pour savoir bien piloter son propre sommeil, il est parfois nécessaire de réviser certaines idées reçues car il apparaît en pratique que la plupart des bons conseils (formulés par les bons dormeurs) ne sont d'aucune aide pour les mauvais dormeurs.
Cela est dû au fait que ce qui est bien fondé pour l'un peut ne pas du tout l'être pour l'autre!
On sait par exemple que nous n'avons pas tous les mêmes besoins et qu'il y a plus de tailles de sommeil que de tailles de chaussures (voir le questionnaire interactif pour déterminer son chronotype : Quelle taille de sommeil faites-vous donc ?).
C'est parce que les connaissances scientifiques sur les mécanismes du sommeil ont considérablement évolué ces trente dernières années qu'il est selon nous, grand temps de remettre en question certaines croyances.

En voici quelques illustrations:

Cliquez sur les affirmations suivantes et suivez les liens pour accéder à plus d'informations:
Nb. Les questions sont classées par chapitres (Sommeil Normal, problèmes d'Insomnie, le sommeil et la Fatigue, le sommeil et l'Âge), et les réponses s'ouvrent automatiquement.
Âge
Les personnes âgées ont moins besoin de dormir que les adultes.

Ce point très communément admis mérite d'être extrêmement nuancé. Selon nous, il n'y a pas de presbytie du sommeil et on peut rester très bon dormeur malgré l'âge!.
On constate lors des études que la durée totale du sommeil reste stable, mais qu'il se produit avec l'âge une fragmentation du sommeil nocturne, et une apparition plus fréquente du besoin de faire la sieste.
Il s'avère par ailleurs que la courbe de consommation de somnifères croit proportionnellement à l'âge tout au long de la vie!.
Selon nous, cet état de fait (regrettable) est bien moins dû aux modifications du cerveau qu'à celles du style de vie et du manque d'occupation:
- tout manque d'activité diurne ralentis l'efficacité des systèmes activateurs du sommeil nocturne (on peut l'observer lors d'une hospitalisation p.e.),
- la pratique de la sieste est trop systématiquement recommandée, alors qu'elle est formellement contre-indiquée en cas d'insomnie...(Cf.).
- la personne âgée qui va se reposer dans la journée "risque", sans le savoir, de faire des micro-sommeils qui favorisent l'insomnie nocturne.
- certaines habitudes (coucher trop précoce ou endormissement intempestif devant la télévision p.e.), peuvent être à l'origine de ce que l'on appelle un syndrome d'avance de phase responsable de beaucoup d'insomnie au petit matin. (NB. La luminothérapie présente ici un intérêt certain. Dans la journée, un éclairage thérapeutique (d'intensité validée) exerce un effet éveillant favorable au sommeil nocturne.
- Il faut aussi prendre en compte les phénomènes d'accoutumance et de dépendance pour les somnifères consommés au cours de l'existence...
Au total, même s'il s'avère que le risque d'insomnie est statistiquement plus élevé avec l'âge, il nous semble utile d'insister sur le fait qu'on peut savoir bien dormir à tout âge.