Sommeil et médecine générale
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«La meilleure façon de ne pas avancer est de suivre une idée fixe» (Jacques Prévert).


Pour savoir bien piloter son propre sommeil, il est parfois nécessaire de réviser certaines idées reçues car il apparaît en pratique que la plupart des bons conseils (formulés par les bons dormeurs) ne sont d'aucune aide pour les mauvais dormeurs.
Cela est dû au fait que ce qui est bien fondé pour l'un peut ne pas du tout l'être pour l'autre!
On sait par exemple que nous n'avons pas tous les mêmes besoins et qu'il y a plus de tailles de sommeil que de tailles de chaussures (voir le questionnaire interactif pour déterminer son chronotype : Quelle taille de sommeil faites-vous donc ?).
C'est parce que les connaissances scientifiques sur les mécanismes du sommeil ont considérablement évolué ces trente dernières années qu'il est selon nous, grand temps de remettre en question certaines croyances.

En voici quelques illustrations:

Cliquez sur les affirmations suivantes et suivez les liens pour accéder à plus d'informations:
Nb. Les questions sont classées par chapitres (Sommeil Normal, problèmes d'Insomnie, le sommeil et la Fatigue, le sommeil et l'Âge), et les réponses s'ouvrent automatiquement.
Insomnie
Les tranquillisants et les anxiolytiques favorisent le sommeil.

Pas vraiment. Ces «calmants» sont certes de puissants inhibiteurs des systèmes d'éveil mais malheureusement cet effet inhibiteur s'exerce tout autant sur les mécanismes actifs du sommeil.
De la même façon que pour de l'alcool, les enregistrements montrent que «l'état de non éveil» induit par ces substances advient principalement en phase de sommeil léger. On constate parallèlement une importante diminution du sommeil profond et du sommeil paradoxal.
Finalement on est en droit de considérer tous les sédatifs comme étant des «produits anti-sommeil» puisque leur effet inhibiteur s'exerce également sur le travail qui se produit pendant le sommeil.
Ce "sommeil médicamenteux" est dit rapide parce qu'il ne contient pas d'ondes lentes. De plus, il est à noter que contrairement à l'alcool qui s'élimine relativement vite, cet effet anti-sommeil des somnifères persiste plusieurs jours (ou semaines).